Qu’est ce que la confiance en soi ?

Avoir confiance en soi, c’est savoir que l’on peut réussir mais aussi échouer sans que cela provoque un effondrement intérieur et une remise en question de sa valeur.
Pour cela, il est nécessaire de se connaitre, de s’accepter, d’avoir conscience de ses ressources et de ses capacités. « Je sais que je peux compter sur moi, y compris dans les situations difficiles ou nouvelles ».

La confiance en soi n’est pas absolue et permanente.
Se définir comme une personne qui manque de confiance est souvent réducteur. Il est justement utile d’identifier dans quel environnement ou situation, celle-ci peut être manquante ou au contraire plus présente.

Elle peut aussi avoir été fragilisée par une expérience vécue tel un échec ou une rupture. Le risque étant de rentrer dans un cercle vicieux. « Ça s’est déjà passé, ça se passera encore, c’est inévitable ». L’anticipation du scénario d’échec peut créer les conditions de sa reproduction.

Les 3 grands déterminants de la confiance en soi

  • 1/ Le sentiment de sécurité
  • 2/ L’estime de soi
  • 3/ Les expériences

Le sentiment de sécurité, ou sécurité intérieure

La sécurité intérieure se construit dès le plus jeune âge, sous l’influence de l’environnement familial. C’est la base qui permet ensuite de se sentir prêt à avancer dans le vie en autonomie (voir la notion d’attachement).
Ressentir cette sécurité intérieure ne signifie pas ne pas avoir peur mais plutôt agir, oser, risquer avec elle et se laisser le droit à l’erreur.

Comment l’environnement familial transmet-il ce sentiment de sécurité ?
Plusieurs facteurs interagissent :

  • avoir connu suffisamment de stabilité dans les relations avec ses parents (théorie de l’attachement)
  • avoir reçu de l’affection et de l’attention (idem attachement)
  • avoir été reconnu et valorisé de manière inconditionnelle. Se sentir aimé pour ce que l’on est et pas seulement ce que l’on fait « je t’aime tel que tu es et pas à condition que tu sois ou fasses cela »
  • avoir eu le droit a l’erreur. Vivre l’échec en étant soutenu permet de le dépasser sans ressentir la honte, la culpabilité ou la dévalorisation de soi.
  • ne pas avoir été surprotégé. Avoir eu l’occasion de faire face à la difficulté, l’incertitude et les avoir traversé.

Confiance et estime de soi

La confiance est liée à l’estime de soi. Avoir conscience de sa valeur permet d’oser d’avantage. En cas d’erreur, critique ou échec, je ne m’effondre pas, et je peux rebondir. Quand l’estime est trop faible, cela peut au contraire créer un sentiment d’anéantissement.

L’estime de soi se construit elle aussi dès l’enfance. Le regard bienveillant et l’amour inconditionnel des parents permettent de ne pas remettre en question sa valeur profonde quels que soient les événements.

Certains confondent confiance et hyper narcissisme : manque d’humilité, sentiment de supériorité. Ce sont deux choses très différentes !

Ainsi les messages reçus durant l’enfance ressemblent souvent à « c’est mal de se prendre pour quelqu’un de bien. » Or il est nécessaire de s’aimer pour aimer, être aimé et se vouloir du bien.
« Je suis un être de valeur, faillible et limité ». Le regard porté sur soi est bienveillant et juste. Accepter ses imperfections sans les juger ne signifie pas s’y complaire. Il s’agit de les reconnaitre et se donner la possibilité d’agir dessus au lieu de développer culpabilité ou dévalorisation.

Confiance et expériences de vie

Tout au long de la vie, chaque confrontation à la nouveauté, petites ou grandes victoires permettent de réaliser que la peur est souvent disproportionnée au regard du danger réel.
Un environnement familial surprotecteur, anxieux, dévalorisant, insécurisant, limite la prise de risque inhérente à la nouveauté. La confiance en ses capacités et l’aptitude à se projeter dans du positif sont altérés.

Pour éviter les émotions difficiles que peuvent générer l’échec, certains choisissent l’inaction, l’évitement, la procrastination.

Ne pas agir c’est se laisser l’espoir que si on avait fait, on aurait peut être réussi.
Ces mécanismes ne font que renforcer le manque de confiance et d’estime. Ils entretiennent et confirment les croyances négatives sur soi et sur les autres.

Travailler la confiance

Comment le coaching ou la thérapie peuvent aider à améliorer la confiance ?

En identifiant et questionnant les représentations que l’on a de soi et des autres, pour comprendre comment elles se sont construites. Malheureusement, même si ces croyances sont fausses ou destructrices, nous mettons tout en œuvre pour les confirmer.

Exemple de questionnement des représentations

  • Représentation de soi et des autres : « Je ne suis pas intéressant et je n’ai rien à dire, d’ailleurs en soirée, c’est comme si je n’existais pas ».
  • Questionnement : -« Qu’est ce que serait être intéressant? » » Que faut-il pour être intéressant? » »Qu’est ce que je pourrai faire pour me rendre inintéressant et confirmer ma croyance »
  • Hypothèse de compréhension ; penser ne pas mériter l’intérêt d’autrui peut trouver son origine dans un environnement familial ou l’attention, l’écoute, le droit à la parole étaient absents. L’enfant développe le sentiment que sa parole n’a pas de valeur ou bien même qu’il n’est pas suffisamment important pour être entendu.

En apprivoisant l’incertitude.
Nommer ses peurs pour s’en distancer. »J’ai peur qu’on me juge, qu’on me rejette.. »

En renforçant sa sécurité intérieure. La relation avec le coach ou le psychothérapeute offre un espace relationnel sécurisant et soutenant qui favorise le changement et l’action.